25.05.2008

Programme et stratégie

L’indépendance à gauche : c’est la ligne politique proposée par le président Baylet aux Radicaux lors du congrès de Paris.


Indépendance :

1732247419.JPGDeux raisons essentielles :

- l’assimilation du PRG à un mouvement de pensée apparenté au PS empêche toute “visibilité” à travers les médias et dans l’opinion. Elle occulte donc l’originalité du message radical.

- l’alliance privilégiée avec les Socialistes, dans les conditions actuelles, est un échec : elle n’a permis aux Radicaux ni d’influer sur la ligne électorale du PS, ni de jouer son rôle polarisateur de la mouvance électorale du centre. En outre la direction du PS a été incapable d’honorer les accords passés avec eux.

A gauche :

Car c’est la raison d’être de notre parti, qui se réclame des valeurs fondatrices de la République et se bat pour la justice sociale.


La stratégie proposée est claire :

Voici un peu plus d’un an, J.M. Baylet proposait la création d’un grand parti, probablement à structure confédérale, qu’il baptisait “La Gauche”. Sa proposition était restée sans écho. Elle a été reprise récemment à son compte par F. Hollande, mais à un moment inadapté à sa mise en œuvre. Les Radicaux restent prêts à en parler.


Pour eux, la méthode est simple :

- créer un grand parti de gauche qui se dotera d’un programme authentiquement de gauche qu’il privilégiera, au-delà des conflits d’intérêts et de personnes.
- inventer une nouvelle pensée politique qui tiendra compte des changements qui se sont opérés en France, en Europe et dans le monde et saura aborder tous les sujets (la mondialisation et son insuffisance de règles, les inégalités creusées à l'échelle planétaire, l'irruption des pays émergents et l'aveuglement occidental sur les équilibres futurs, la montée des intégrismes identitaires, les progrès bouleversants des techniques de communication et des bio-sciences, la mise en danger de l'environnement par la religion du productivisme, l'insigne faiblesse, face a ces périls, de notre Europe politique, la nécessité effective de réformer en profondeur notre pays, son administration, sa fiscalité, ses systèmes de solidarité...)
- occuper le “territoire central” dont l’existence a été confirmée par la récente élection présidentielle : c’est le rôle des Radicaux. C’est pourquoi ils ont le devoir d’entamer le dialogue avec les électeurs centristes de F. BAYROU qui entrent actuellement en déshérence et certains électeurs de gauche qui les ont rejoints pour un temps. Au-delà, poursuivre le contact avec les Radicaux valoisiens, lesquels risquent de déchanter quand ils auront mesuré l’ampleur de la décrue de la droite actuelle.

Pour préparer cette stratégie, J.M. BAYLET a proposé aux Radicaux :

• L'exercice ferme de l'autorité présidentielle, accompagné de larges délégations dans l'exercice des fonctions correspondantes,
• Un resserrement de la direction nationale, spécialisée et responsabilisée sur des missions précises,
• L’examen par le Comité Directeur des candidatures aux responsabilités nationales sur la base de projets détaillés pour chacune de ces missions,
• La réactivation de la communication de notre parti autour de procédures réellement innovantes.

27.04.2008

Sarkozy : cote en baisse

Nicolas Sarkozy baisse encore de 1 % dans les sondages.

   Nicolas Sarkozy perd un point de popularité en un mois à 36%, selon un sondage Ifop pour le «Journal du dimanche». C'est le plus mauvais score enregistré par un chef de l'Etat un an après son élection, depuis le début de la 5e république.

   Le président de la République rassemble 36% de satisfaits contre 37% en mars. Inversement, le taux de personnes mécontentes de son action passe de 63 à 64%.

   Le Président de la République n'arrive pas à endiguer sa chute dans les sondages.

Sarkoflop

1734892646.JPG   L'intervention du chef de l'Etat, jeudi soir, n'a pas passionné les foules : un tiers de téléspectateurs en moins que lors de l'intreview précédente. Ceux qui l'ont suivie intégralement se sont déclarés majoritairement déçus (52%).
   Traditionnellement, la majorité applaudit et se félicite de la prestation de son chef, tandis que l'opposition se montre critique ou au mieux sceptique. En général, le président a été jugé "ferme sur ses positions", même s'il a esquissé un ou deux mea culpa. C'est le cas par exemple en ce qui concerne la carte famille nombreuse : N. Sarkozy reconnaît une erreur à ce sujet, immédiatement rattrapée.
   Pierre Moscovici, pour sa part, estime qu'il "n'a rien annoncé". Le volet qui a soulevé le plus de réprobation est celui du RSA : le financement du revenu de solidarité active par un "redéploiement" partiel de la prime pour l'emploi en revient à faire supporter cette mesure par les moins favorisés. D'ailleurs, les magistrats de la Cour des Comptes estiment que l'effet de la PPE sur l'emploi est plus qu'incertain. C'est au plan social que l'attente était forte : Nicolas Sarkozy n'a dérogé sur aucun des sujets qui suscitent des inquiétudes, d'où une certaine déception des téléspectateurs. Ce qui est symptomatique, dans le camp du président, c'est qu'on excuse par avance le peu d'impact de son intervention en le présentant davantage comme un homme d'action que comme un orateur. Pourtant, on avait plutôt l'impression du contraire.

   En résumé, l'entretien télévisé de mercredi n'a pas convaincu grand monde, mais surtout, il montre que le président, fort des quatre années qui restent devant lui, est décidé à faire passer ses réformes contre vents et marées et l'on ne voit pas trop pour l'instant ce qui pourrait l'inciter à infléchir sa politique.