25.08.2009
Dannemarie : l'hôtel ne présentera pas la note
On connaît maintenant le fond de l'histoire.
En effet, on pouvait se demander comment cette citoyenne britannique avait pu rester enfermée toute une nuit dans les locaux de la mairie de Dannemarie (Haut-Rhin).
En fait, la touriste anglaise, ayant lu "Hôtel (de ville)" sur la façade de l'édifice communal, avait pris la mairie pour une auberge. L'aspect administratif des locaux ne l'avait pas étonnée : on sait comme les Français sont paperassiers. Et les sujets de sa Gracieuse Majesté, ainsi que l'a très bien démontré Les Carnets du Major Thomson, sont persuadés que nous sommes de parfaits originaux.
La lady était donc entrée hardiment dans cet hôtel en début de soirée et s'était dirigée droit vers les toilettes (W.C. étant un sigle tout à fait compréhensible pour une Anglaise). Hélas pour elle, c'était l'heure de la fermeture, et en fin de semaine, les employés communaux ne font pas d'heures supp... surtout à la fin du mois d'août.
C'est le lendemain matin que le maire de Dannemarie, alerté par le pharmacien, M. Hégy, est venu délivrer cette usagère peu banale. Du coup, il a décidé, dans un esprit très européen, de faire inscrire "Townhall" et "Rathaus" à l'entrée de sa mairie.
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17.08.2009
Commémoration de la bataille du 13 août
Ce dimanche, 16 août 2009, commémoration à Montreux-Jeune (Haut-Rhin), de la 1ère bataille de 1914 dans notre région.
Le 35ème d'artillerie avait envoyé, dans un des premiers villages d'Alsace, un fort contingent dont la mission était d'interdire à l'armée allemande l'accès à la proximité de la place forte de Belfort.
Prenant les Français de surprise, l'armée allemande anéantit en grande partie les représentants du 35ème et se retire, laissant elle-même un nombre considérable de victimes.
Une première bataille "pour rien"...Parmi les 235 morts du régiment de Belfort, un certain soldat Lenoir, maréchal-ferrand dans un village du Haut-Doubs, qui, au moment de quitter son épouse, lui avait dit: "Tu ne me reverras plus"... Effectivement, ces paroles devaient sceller son destin, il avait été une des premières victimes de la Grande Guerre. Ce matin, son arrière petit-fils lui a rendu hommage avant que ne débute l'office religieux.
Parmi les personnalités extérieures à sa commune, Michel Herrgott, maire de Montreux-Jeune, accueillait le sous-préfet d'Altkirch, le commandant de la place de Belfort, le député Damien Meslot, Rémi With et de nombreux maires et élus du Territoire et du Haut-Rhin. Christian Leblanc se souvient du témoignage de sa grand-tante qui a vécu cette journée dramatique dans la petite ferme familiale... " Quand les Français ont libéré le village, au lendemain de la déclaration de la guerre (cf. La chanson de l'Alsace, de Théodore Botrel, l'auteur de la Paimpolaise" : Le lendemain c'était dimanche, Nous martelions d'un talon joyeux, La route blanche qui descend jusqu'à Montreux-Vieux..."), la joie était mêlée de crainte : "Nous avons perdu, disait sa grand-mère", en voyant nos piou-pious dans leurs habits clinquants, alors que l'armée allemande avait déjà adopté des uniformes caquis... C'était dimanche de fête au village et les Français n'ont pas pris le temps de préparer des positions de combat. Selon la rumeur populaire, les Allemands, conduits par un "traitre" de Romagny, ont surgi de la forêt qui sépare Montreux-Jeune de Chavannes-les-Grands. La bataille a duré tout l'après-midi et jusqu'au début de la nuit. Les officiers français avaient bien recommandé aux civils de se réfugier dans leur cave. Cela n'avait empêché mon arrière grand-mère d'aller "cuire" du café pour les militaires postés autour de sa maison... au grand dam du lieutenant qui était sur place.
Quand le feu a cessé, et que les Allemands se sont repliés sur Dannemarie, les hommes du village, ont sorti les brouettes pour porter secours aux blessés qui appelaient à l'aide leur maman, qu'ils soient Allemands ou Français, et relever les morts, toute la nuit. Montreux-Jeune, anciennement du canton de Fontaine, village "walch", c'est à dire dont les habitants parlaient en majorité le patois franc-comtois, était libéré de l'emprise allemande"
Mais à quel prix ?
Les derniers habitants originaires du village ,et qui sont proches de témoins occulaires de cette "histoire," restent marqués par cette bataille qui s'est déroulée sur les champs et les prés de leurs parents ou grand-parents.
C'est pourquoi, bien que la plupart d'entre eux se sentent désormais citoyens de l'Europe, ils restent fidèles à l'Histoire, dans la mesure où celle-ci peut permettre à l'Humanité d'évoluer dans le sens de la paix.
12:33 Publié dans Sundgau news | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.08.2009
Commémoration au Moulin de la Caille
Ce dimanche, 16 août 2009, commémoration à Montreux-Jeune (Haut-Rhin), de la 1ère bataille de 1914 dans le Sundgau.
Le 35ème d'artillerie avait envoyé, dans un des premiers villages d'Alsace, un fort contingent dont la mission était d'interdire à l'armée allemande l'accès à la proximité de la place forte de Belfort.
Prenant les Français de surprise, l'armée allemande anéantit en grande partie les représentants du 35ème et se retire, laissant elle-même un nombre considérable de victimes.
Une première bataille "pour rien"...Parmi les 235 morts du régiment de Belfort, un certain soldat Lenoir, maréchal-ferrand dans un village du Haut-Doubs, qui, au moment de quitter son épouse, lui avait dit: "Tu ne me reverras plus"... Effectivement, ces paroles devaient sceller son destin, il avait été une des premières victimes de la Grande Guerre. Ce matin, son arrière petit-fils lui a rendu hommage avant que ne débute l'office religieux.
Parmi les personnalités extérieures à sa commune, Michel Herrgott, maire de Montreux-Jeune, accueillait le sous-préfet d'Altkirch, le commandant de la place de Belfort, le député Damien Meslot et de nombreux maires et élus du Territoire et du Haut-Rhin. Christian Leblanc, militant PRG, dont la grand-mère et l'arrière grand-mère habitaient la maison familiale de Montreux-Jeune, ce 13 août, se souvient de leur témoignage... " Quand les Français ont libéré le village, au lendemain de la déclaration de la guerre (cf. La chanson de l'Alsace de Théodore Botrel, l'auteur de la Paimpolaise : "Le lendemain, c'était dimanche, Nous martelions d'un talon joyeux, la route blanche, qui descend jusqu'à Montreux-Vieux..."), la joie était mêlée de crainte : "Nous avons perdu, disait sa grand-mère", en voyant nos piou-pious dans leurs habits clinquants, alors que l'armée allemande avait déjà adopté des uniformes caquis... C'était dimanche de fête au village et les Français n'ont pas pris le temps de préparer des positions de combat. Selon la rumeur populaire, les Allemands, conduits par un "traitre" de Romagny, ont surgi de la forêt qui sépare Montreux-Jeune de Chavannes-les-Grands. La bataille a duré tout l'après-midi et jusqu'au début de la nuit. Les officiers français avaient bien recommandé aux civils de se réfugier dans leur cave. Cela n'avait empêché mon arrière grand-mère d'aller "cuire" du café pour les militaires postés autour de sa maison... au grand dam du lieutenant qui était sur place.
Quand le feu a cessé, et que les Allemands se sont repliés sur Dannemarie, les hommes du village, ont sorti les brouettes pour porter secours aux blessés qui appelaient à l'aide leur maman, qu'ils soient Allemands ou Français, et relever les morts, toute la nuit. Montreux-Jeune, anciennement du canton de Fontaine, village "walch", c'est à dire dont les habitants parlaient en majorité le patois franc-comtois, était libéré de l'emprise allemande"
Mais à quel prix ?
Les derniers habitants originaires du village ,et qui sont proches de témoins occulaires de cette "histoire," restent marqués par cette bataille qui s'est déroulée sur les champs et les prés de leurs parents ou grand-parents.
C'est pourquoi, bien que la plupart d'entre eux se sentent désormais citoyens de l'Europe, ils restent fidèles à l'Histoire, dans la mesure où celle-ci peut permettre à l'Humanité d'évoluer dans le sens de la paix.
(Merci maman, pour ton témoignage)
15:39 Publié dans Sundgau news | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.08.2009
Accident cloche en Normandie
Villedieu-les-Poëles, dans la presqu'île du Cotentin, est connue depuis longtemps pour la spécialité artisanale que son nom indique, mais aussi du fait qu'elle abritait une importante fonderie de cloches.
Il faut dire que cette seconde activité est plutôt en perte de vitesse depuis quelques années. On ne fabrique plus guère à Villedieu que de petites cloches. L'exception est celle qui a été commandée par Mulhouse, pour prendre place dans le clocher de l'église Saint-Etienne.
C'est celle-ci qui est à l'origine d'un accident qui aurait pu être bien plus dramatique encore.
La fonderie avait convié des touristes à assister au "décoffrage" de ladite cloche. C'est durant cette opération qu'une boule de matière incandescente a explosé, blessant plusieurs spectateurs.
Tout commentaire anticlérical serait de mauvais goût...
08:12 Publié dans Sundgau news | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.12.2008
Cette forêt enchantée : un enchantement
Fidèle à sa tradition, Altkirch a pris le parti d'enchanter petits et grands avec sa forêt des légendes.
La rue principale est désormais, pour un mois, le domaine des fées et des sorcières.
Les petits ouvrent de grands yeux émerveillés. Et les plus grands en profitent pour déguster le vin chaud (rouge ou blanc), mais je continue à préférer le rouge...
Légendes du Sundgau, mais aussi de plus loin, notamment de Franche-Comté.
Chaque dimanche, un concert.
Noël, décidément, approche à grands pas
19:19 Publié dans Sundgau news | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : altkirch, forêt enchantée, noël
08.08.2008
Un certain 13 août 1914...
Lorsque l'effroyable débuta, le 3 août 1914, le Sundgau fut en première ligne. Sur le front! Sur notre terre, à l'époque frontière entre la France et l'Empire allemand, tombèrent les premiers morts de la Grande Guerre de 1914-1918. Ce dimanche Montreux-Jeune, on se souviendra.
Des prénoms, des noms, des croix blanches. «Morts pour la France». Le drapeau tricolore claque au vent. Ils reposent là, au bout du village de Chavannes-les-Grands. 20 ans? 25 ans? Quel âge avaient-ils à l'époque, ces «Pantalons rouges» lorsqu'ils trépassèrent, en terre d'Alsace, sans doute loin de chez eux, en ce jour d'été ou la guerre faucha leur jeunesse?
C'était un certain 13 aout 1914, entre Magny, Montreux-Jeune et Chavannes-les-Grands. La guerre venait d'être déclarée, il y a dix jours a peine. Les Français étaient passés a l'offensive des les premiers jours du conflit. Quarante-quatre ans après l'annexion de l'Alsace et de la Moselle au Reich allemand, en 1970, les fantassins français étaient même parvenus, le 7 août 1914, à entrer triomphalement dans Mulhouse où la population les a accueillis chaleureusement.
Mais la suite des événements allait briser l’optimisme des “Pantalons rouges”. Le 9 août, la contre-attaque allemande contraint les Français à se replier vers Dannemarie pour ne pas se couper de leur base arrière, Belfort. En cet endroit symbolique qu’est la frontière entre l’Allemagne et la Territoire de Belfort vont se dérouler de meurtriers combats.
Défendre « l’entrée en France »
Le 11 août 1914 est créée l'Armée d'Alsace sous le commandement du général Pau. La 57e division, composée essentiellement de régiments de réserve de la place de Belfort doit alors défendre “l'entrée en France”, sur une ligne qui va de Foussemagne à Chavannes-les-Grands en passant par Montreux-Jeune et Bretagne. Le 12 août, en fin d'après-midi, les 22, et 24e compagnies du 235, régiment d'infanterie s'installent dans les bâtiments du moulin de la Caille* entre Magny et Montreux-Jeune. Le 260e régiment d'infanterie tient Chavannes-les-Grands. Le 13 août, les Allemands tentent une manœuvre de diversion en attaquant Bréchaumont et Chavannes-les-Grands, espérant ainsi s'ouvrir la route de Belfort. Mais ils sont repoussés. Les deux camps se font face. Parfois, 300 mètres à peine séparent les soldats. La bataille du moulin de la Caille* va commencer.
Les Allemands attaquent le moulin. Les combats s'y déroulent au corps à corps. Les «poilus» défendent chaque mètre de terrain. Mais les 235ème RI et 260ème RI doivent finalement battre en retraite vers 18 heures. En revanche, le 243ème RI tient toujours Montreux-Vieux. Les Allemands occupent alors Montreux-Jeune. Mais quelques heures à peine, car ils craignent un retour des troupes françaises. Finalement, ils se retirent sur Dannemarie. Du côté des “Poilus”, l’essentiel est acquis, les « Boches » ne gagneront pas Belfort. Mais il en aura coûté le prix fort : 163 soldats tués. Ce sont les premières victimes d’un conflit que tout le monde à l’époque pense qu’il ne durera pas. Quatre ans plus tard, lorsque les cloches sonnent l’Armistice, le 11 novembre 1918, l’Europe en cendres pleure dix millions de morts.
Julien Steinhauser (extrait de l’article paru dans les DNA – 07/08/07)
* ou de “la Gaille” : des anciens de Montreux-Jeune et les spécialistes du patois comtois parlé dans le village jusque dans les années 60 préfèrent cette graphie. La “gaille” était les fripes qu’on venait laver dans la Suarcine en ce lieu-dit. La déformation phonologique viendrait de la prononciation parfois germanisante de certains habitants.
01:16 Publié dans Sundgau news | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.12.2007
Fééries de Noël
Les crèches de Dannemarie
Noël en Alsace, c'est toujours un enchantement. Pour preuve, l'engouement récent pour les marchés de Noël qui attirent de plus en plus de touristes. Une manne nouvelle pour nos villes les plus dynamiques.
La période des fêtes est bien entamée, avec sa débauche de lumières, y compris dans les jardins particuliers où le meilleur côtoie parfois le pire... Un moyen comme un autre pour financer les retraites de l'EDF...
Nos bourgs sundgoviens se mettent à la page.
Cette année, Dannemarie a fait un effort remarqué sur le thème des crèches. On en rencontre, toutes différentes, sur les places et aux coins des rues les plus passantes.
19:04 Publié dans Sundgau news | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.12.2007
Altkirch ouvre la saison des fêtes
C'est l'entrée de la Forêt Enchantée qu'on découvre du haut des marches de l'église.

Dimanche, en fin d'après-midi avait lieu le premier concert de l'Avant à Altkirch, avec l'Orchestre et le Choeur de l'Univesité de Haute Alsace. Vivaldi, Haydn et Mozart étaient au programme. Un excellent et jeune ensemble qu'on a eu du plaisir à découvrir.


20:08 Publié dans Sundgau news | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.11.2007
On sent déjà les fêtes !
Et ça sent bon Noël dans le Sundgau !
Les rues de nos villages sont pour beaucoup parées de leurs sapins, leurs crèches et leurs lumières scintillantes.
Altkirch, Comme capitale du Sundgau - même modeste métropole - de doit de donner l'exemple. Il faut donc s'attendre à une débauche de décors dans la rue principale. Mais le clou des attractions, depuis neuf ans, c'est la Grotte aux Lucioles.
Et il faut s'attendre, cette année, à des surprises de taille. Christophe Holbein, un entrepreneur de l'avenue du 8ème régiment de Hussard, s'est lancé dans l'aventure comme on réalise un rêve d'enfant. Mais au fil des années, sa grotte féérique a rencontré un tel succès qu'elle est devenue maintenant une entreprise dans l'entreprise.
Qu'on en juge. une caverne de cinquante mètres, trois mille personnages campés dans des décors époustouflants... La version 2007 a nécessité plus de trois mois de préparation et de travail. Ne soyons pas étonnés si, après avoir été longtemps libre d'entrée, la Grotte aux Lucioles est ouverte au public pour une contribution de 2 euros (gratuite pour les enfants mineurs de 15 ans). Cette participation contribue au renouvellement des tableaux et au coût de fonctionnement.

La nouveauté de 2007, c'est le bateau de Peter Pan, une réalisation impressionnante.
L'an dernier, 20000 visiteurs se sont pressés devant la caverne. Cette année, l'ouverture aura lieu en fanfare, samedi prochain à 18 h. Eh oui ! c'est bien devenu une institution locale. Elle restera ouverte du 25 novembre au 6 janvier, entre 14 et 20h. Et si l'on veut en profiter en toute sérénité, il est conseillé de venir en semaine, de préférence en milieu d'après-midi.
Si vous ne connaissez pas la Grotte aux Lucioles, un conseil : n'hésitez pas à faire un crochet par Altkirch. Et faites-en profiter la famille et les amis qui seront de passage chez vous pour Noël.
15:50 Publié dans Sundgau news | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grotte, Lucioles, Altkirch, Noël, attraction, féérie
12.11.2007
Le clairon de l'Armistice était un voisin
Les DND d'hier nous apprennent que le caporal chef Pierre SELLIER, qui a eu l'honneur de sonner l'Armistice, le 11 novembre 1917 à Rothonde, était originaire de Beaucourt, petite ville du Territoire-de-Belfort, à proximité de la frontière suisse.
A sa mort, en 1949, il a d'ailleurs été inhumé dans le cimetière de cette commune. Mais par la suite, sa veuve a obtenu le transfert de ses cendres à Reppe (Territoire-de-Belfort), une localité voisine du Sundgau, où il repose encore.
Soulignons que Pierre SELLIER a eu la fibre patriotique durant toute son existence. Supportant mal la défaite de 1940 et le joug de l'occupation allemande, il a rejoint la Résistance à l'insu de sa famille et n'est réapparu qu'en 1944, pour s'engager immédiatement dans la 1ère Armée du général de Lattre de Tassigny avec laquelle il a participé à la fin du conflit.
C'est donc un hommage très légitime qu'a rendu le quotidien alsacien à cet homme dont la vie a été courage, générosité et abnégation.
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