25.05.2008

Programme et stratégie

L’indépendance à gauche : c’est la ligne politique proposée par le président Baylet aux Radicaux lors du congrès de Paris.


Indépendance :

1732247419.JPGDeux raisons essentielles :

- l’assimilation du PRG à un mouvement de pensée apparenté au PS empêche toute “visibilité” à travers les médias et dans l’opinion. Elle occulte donc l’originalité du message radical.

- l’alliance privilégiée avec les Socialistes, dans les conditions actuelles, est un échec : elle n’a permis aux Radicaux ni d’influer sur la ligne électorale du PS, ni de jouer son rôle polarisateur de la mouvance électorale du centre. En outre la direction du PS a été incapable d’honorer les accords passés avec eux.

A gauche :

Car c’est la raison d’être de notre parti, qui se réclame des valeurs fondatrices de la République et se bat pour la justice sociale.


La stratégie proposée est claire :

Voici un peu plus d’un an, J.M. Baylet proposait la création d’un grand parti, probablement à structure confédérale, qu’il baptisait “La Gauche”. Sa proposition était restée sans écho. Elle a été reprise récemment à son compte par F. Hollande, mais à un moment inadapté à sa mise en œuvre. Les Radicaux restent prêts à en parler.


Pour eux, la méthode est simple :

- créer un grand parti de gauche qui se dotera d’un programme authentiquement de gauche qu’il privilégiera, au-delà des conflits d’intérêts et de personnes.
- inventer une nouvelle pensée politique qui tiendra compte des changements qui se sont opérés en France, en Europe et dans le monde et saura aborder tous les sujets (la mondialisation et son insuffisance de règles, les inégalités creusées à l'échelle planétaire, l'irruption des pays émergents et l'aveuglement occidental sur les équilibres futurs, la montée des intégrismes identitaires, les progrès bouleversants des techniques de communication et des bio-sciences, la mise en danger de l'environnement par la religion du productivisme, l'insigne faiblesse, face a ces périls, de notre Europe politique, la nécessité effective de réformer en profondeur notre pays, son administration, sa fiscalité, ses systèmes de solidarité...)
- occuper le “territoire central” dont l’existence a été confirmée par la récente élection présidentielle : c’est le rôle des Radicaux. C’est pourquoi ils ont le devoir d’entamer le dialogue avec les électeurs centristes de F. BAYROU qui entrent actuellement en déshérence et certains électeurs de gauche qui les ont rejoints pour un temps. Au-delà, poursuivre le contact avec les Radicaux valoisiens, lesquels risquent de déchanter quand ils auront mesuré l’ampleur de la décrue de la droite actuelle.

Pour préparer cette stratégie, J.M. BAYLET a proposé aux Radicaux :

• L'exercice ferme de l'autorité présidentielle, accompagné de larges délégations dans l'exercice des fonctions correspondantes,
• Un resserrement de la direction nationale, spécialisée et responsabilisée sur des missions précises,
• L’examen par le Comité Directeur des candidatures aux responsabilités nationales sur la base de projets détaillés pour chacune de ces missions,
• La réactivation de la communication de notre parti autour de procédures réellement innovantes.

22.05.2008

Quand le 21ème siècle commencera...

1344311285.JPGAprès une analyse de la situation politique et des stratégies, Jean-Michel BAYLET, président du Parti radical de gauche, et Jean-François Hory, ancien président, concluent la motion proposée au Congrès, et qu'ils ont rédigée communément par ce dernier chapitre :

L'UTILITÉ PUBLIQUE DES RADICAUX

Nous voici donc à la question cruciale, déjà plusieurs fois approchée, qui est posée à notre Congrès : quelles sont aujourd'hui l'utilité politique du radicalisme, la pertinence de son organisation partisane et la ligne proposée par les Radicaux de gauche pour un rassemblement dont l'ampleur serait synonyme d'espérance ?

LA STRATEGIE DE L'IDENTITE

Assez curieusement, les partis politiques, surtout lorsqu'ils sont de taille modeste, se posent toujours la question de leur stratégie en termes d'alliances alors d'une part que l'alliance à visées électorales n'est qu'un moyen au service d'une stratégie d'existence et que, d'autre part, se poser prioritairement la question du choix de ses alliés c'est en quelque sorte demander à d'autres l'autorisation d'exister.

La fierté radicale

Nous ne concevons pas du tout la question stratégique de cette façon. Nous croyons très fermement à l'utilité du radicalisme sous les très nombreuses réserves déjà exprimées et dont la prise en compte permettra de faire passer le radicalisme du 20eme au 21ème siècle.

Voila pourquoi nous pensons que l'absolue priorité des Radicaux doit être le travail doctrinal qui démontrera, sous ce défi, la modernité de la pensée radicale. Nous savons qui nous sommes et nous l'avons rappelé tout au long de ces pages. Mais nous ne démontrerons aux Français l'actualité du radicalisme qu'au prix d'un rigoureux effort conceptuel qui permettra a nos concitoyens de voir a nouveau sur quelques thèmes précis que l'apport des Radicaux à la rénovation de la vie politique et a la victoire des progressistes est décisif.

Ce sera l'objet même du contrat à passer en Congrès entre le Président et le Parti de détailler les outils (atelier, clubs, publications, etc...) et les procédures (séminaires, conventions, relations avec les milieux culturels, associatifs, syndicaux, etc...) de ce travail mais il est bien certain qu'il faudra organiser à l'intérieur et à la périphérie du Parti Radical de Gauche une véritable effervescence intellectuelle productive qui sera d'ailleurs en elle-même la garantie de l'arrivée de nouveaux sympathisants et adhérents que la nature de notre activité ne manquera pas d'intéresser.


Deux écueils nous guettent ici. D'abord, la tentation de traduire ce renouveau de la pensée radicale en d'interminables catalogues programmatiques, inappropriés à l'attente civique et incompatibles avec une communication moderne. Ensuite, la vieille habitude de confondre la raison discursive et le doute méthodique, qui sont notre façon de penser, avec les idées raisonnables et la modération de pensée, qui sont les mauvaises habitudes du radicalisme tactique.

Pensons donc radicalement ! Que claquent les belles idées radicales au vent du siècle qui se lève !

C'est alors, et alors seulement, que nous pourrons poser la question de notre positionnement.

L'introuvable centre-gauche

Pendant toute la IVeme République, les institutions, la sociologie électorale et les habitudes politiques avaient installé le radicalisme au centre du paysage français, position qu'il occupait d'ailleurs avec le MRP et aussi, on l'a oublié, l'UDSR de François Mitterrand.

C'est, de façon paradoxale, parce que les mécanismes institutionnels favorisaient ce positionnement que le radicalisme de combat de la IIIème République s'est progressivement sédimenté en un centrisme a toute épreuve tactique. Et le radicalisme s'est au fond affaibli à la mesure même de sa quasi-permanence dans l'exercice du pouvoir devenu un objectif en soi.

Fatalement, ce positionnement allait provoquer une déchirure lors de la réforme institutionnelle de 1962 : en toute logique, la frontière de la bipolarisation voulue et organisée par le général De Gaulle est passée au milieu du parti radical qui n'en a fait le constat que dix ans plus tard en se scindant entre un centre-droit et un centre-gauche d'ailleurs plus constitués en fonction des intérêts électoraux des dirigeants concernés qu'a raison de sérieuses divergences idéologiques entre les deux moitiés séparées.

De cette blessure constitutive, il est resté dans notre parti l'habitude constante de se regarder et de se nommer comme le parti du centre-gauche.

Cette appellation comporte de très sérieux inconvénients.

Elle rappelle tout d'abord que le positionnement politique était tactique avant d'être idéologique. Ce n'est plus notre actualité.

Elle correspond en outre au passé. Un passé certes prestigieux, celui de la F.G.D.S. et puis de l'Union de la Gauche, qui ont été décisives mais qui ne sont pas des réponses appropriées au défi de notre temps. Lorsque le poids du parti communiste faisait encourir a l'Union de la Gauche le reproche crédible d'être tentée par le collectivisme, il était capital pour la gauche de rééquilibrer son union en assignant les Radicaux a une fonction de contrepoids par la défense de la propriété individuelle et des catégories sociales les plus rétives a cette dynamique d'union (commerçants, artisans, petits agriculteurs, etc...).

Le risque collectiviste s'est évanoui et les catégories sociales qui s'en effrayaient se sont soit évaporées dans la modernisation violente et rapide de notre société et de notre territoire soit réfugiées dans des crispations identitaires éloignées du radicalisme.

L'appellation de centre-gauche comporte un inconvénient supplémentaire non négligeable. Dès lors qu'elle est synonyme de « droite de la gauche » elle implique, d'une part, que notre position soit définie par d'autres (c'est au demeurant, reconnaissons-le, ce que faisait François Mitterrand) et, d'autre part, que les dérives centristes non négligeables du principal parti de gauche nous repoussent toujours plus a droite. Le problème est bien connu. Il était déjà visible du fait de Michel Rocard. On peut le reformuler aujourd'hui ainsi comment se situer a la droite de Dominique Strauss-Kahn ou de Ségolène Royal et être encore a gauche ? En vérité. la solution consiste a refuser cette géographie politique découpant le territoire en segments toujours organisés de la même façon. C'est par le travail sur les idées que les Radicaux feront leurs irruptions tantôt a la droite en effet, tantôt a la gauche, c'est arrivé souvent, et quelquefois au cœur même du « territoire » socialiste et persuaderont les Français de leur originalité, de leur utilité et de leur efficacité entièrement due a une identité singulière indépendante.

Dernier inconvénient et pas le moindre : dans une conception territoriale presque figée de la bipolarisation de la vie politique, le centre-gauche est une position frontalière et c'est de la que doivent partir les passerelles qui permettent les alternances. Tous s'accordent a dire, certes de façon métaphorique, que la politique est une guerre. Or dans les guerres, rien n'est dangereux comme de vivre sur une frontière et le premier objectif des bombardements, c'est toujours les ponts. Nous étions bombardés l'année dernière de procès d'intentions pour cause d'ouverture présidentielle. Nous serons demain survolés par nos alliés des qu'ils voudront passer des alliances avec ceux qui seraient a notre droite dans cette représentation géographique de la politique.

Nous voulons, bien sûr, élargir le camp du progrès mais pas au prix de notre disparition.

Territoire central et centrisme institutionnel


Nous l'avons souvent dit et écrit : c'est dans le territoire central que se gagne, par définition, une élection comme la présidentielle dans un système bipolaire. C'est bien la que se situent les réservoirs potentiels de chaque camp et c'est le lieu de la victoire si le camp gagnant s'est préalablement rassemblé et a réglé les problèmes idéologiques et stratégiques que l’on pose son aile la plus dure (avant-hier, le parti communiste, hier, l'extrême droite, aujourd'hui l' ultragauche).

Mais si le grand territoire central existe bel et bien, comme le démontre la relative importance des scores réalisés par les candidats qui s'en réclament (Jean Lecanuet, Alain Poher. François Bayrou), est-ce à dire que l'existence sociale et sociologique de ce territoire donnerait des chances à un centrisme institutionnel, politiquement praticable de façon exclusive ?

Nous ne le pensons pas. L'expérience actuelle de François Bayrou le démontre une lois Dans leur violence artificielle, les mécanismes de la bipolarisation condamnent les acteurs de chaque camp à aller chercher des électeurs du centre sans jamais rien espérer des accords avec les institutions partisanes qui prétendent les représenter.

C'est donc bien par le travail sur des idées innovantes non réductibles à la bipolarisation des idées politiques (il en va ainsi de beaucoup de questions de société) ou sur des thèmes transversaux non encore contaminés par cette division mécanique (c'est le cas du de fédéralisme européen) que les Radicaux rempliront la mission qu'ils se sont donnée, à savoir l'élargissement du camp du progrès.

Pour autant, nous ne devons pas nous interdire - malgré les sommations qui nous en sont faites, parfois de l'intérieur même de notre parti - de discuter avec tel dirigeant centriste ou même avec tel dirigeant de l'actuelle majorité de sujets permettant de dégager un consensus ou d'approfondir notre propre vision.

Et à propos des sommations, des interdictions, des procès en sorcellerie, nous faisons trois observations. Est-il d'abord vraiment d'un radical républicain de refuser le dialogue des lors qu'il n'emporte aucune compromission ? La tolérance tant invoquée par les Radicaux trouve-t-elle son compte dans cette rigidité ?

Est-il ensuite d'un démocrate de refuser toute mobilité politique ? La démocratie suppose l'alternance, et l'alternance implique que nombre d'électeurs et certains de leurs dirigeants changent de position. Le dialogue est dans la nature même de la démocratie.

Mais surtout, est-il judicieux, lorsque la gauche est à l'étiage, a son niveau global du 1er tour de la présidentielle de 2007 (plus ou moins 36 %, le score le plus bas de son histoire récente), de condamner par avance les ouvertures qui lui permettraient _de sortir de cette impasse ? N'insultons pas l'avenir.

Laissons à d'autres les illusions d'un radicalisme pur et dur, splendide dans son isolement, et à d'autres encore l'inconfort d'une alliance tellement exclusive et tellement déséquilibrée avec le parti socialiste qu'elle est synonyme de vassalisation sans aucune échappatoire.

Hors les extrémistes de tout poil, les Radicaux parlent avec tous ceux qui veulent s'entretenir avec eux. C'est leur intérêt et celui de la gauche.

Le parti comme un outil

Après avoir évoqué la stratégie de l'identité et les questions de positionnement, il faut bien considérer, comme une conséquence logique, l'interrogation sur la forme de notre organisation.

Répétons ici que notre parti n'est pas qu'un lieu de mémoire. Il n'est ni un musée ni un conservatoire. Le plus bel hommage que nous puissions rendre a ceux qui l'ont créé, c'est de le faire encore vivre et bouger.

Redisons également qu'un parti politique doit être un levier posé sur la réalité sociale pour la transformer. C'est donc un outil. Ce n'est ni une famille ni une maison, pas plus une église ou même un temple laïque ; ce n'est pas le lieu de la communion des affects même si la meilleure tradition radicale commande d'éclairer par l'amitié l'action politique qui n'est ailleurs que froide spéculation.

Nous estimons donc que si, dans ses aspects organiques, le parti n'est plus adapté, il ne faut pas hésiter à le modifier. Très rapidement, le Président élu par le Congrès devra d'ailleurs présenter au Comité Directeur de très grandes transformations de notre organisation et de son fonctionnement.

Allons plus loin. Le radicalisme peut, comme il en va dans leurs remparts des vieilles cités ou des civilisations languides, être étouffé par ses propres institutions. Lorsque celles-ci viennent a n'avoir plus comme justification que celle de leur propre existence, le meilleur service a rendre aux idées fondatrices est de les débarrasser d'un habit trop pesant. C'est ainsi, par exemple, que l'idée socialiste est passée de la S.F.I.O. au parti d'Epinay.

Voilà pourquoi nous ne devons jamais refuser l'idée, déjà exprimée au Congres de Toulouse, que le radicalisme peut vivre et peut-être prospérer mieux dans le siècle qui s'ouvre hors de son cadre organique actuel, même si nous y sommes très légitimement attachés. C'est ainsi la problématique du rassemblement qui est posée.

RASSEMBLER LA GAUCHE

Nos propositions d'orientation politique seraient évidemment incomplètes si nous n'indiquions pas, pour finir mais pour préparer l'avenir, quelles doivent être les bases et les procédures d'un rassemblement de la gauche qui constitue la toute première urgence.

La gauche devra se rassembler sur des idées, par la méthode du partenariat équilibré et par la mise en place d'une structure d'intégration évolutive et prémonitoire.

Comme pour le travail à réaliser sur eux-mêmes par les Radicaux, c'est par la définition d'un socle élargi d'idées communes que la gauche préparera ses prochains succès, au lieu de se distinguer par mille propositions héritées d'un passé de division, que chacun apporte a l'érection de ce socle ses idées les plus singulières mais aussi les plus propres à l’union et les plus intéressantes dans une perspective d'élargissement. C'est dire que chaque famille de la gauche -e ntendue au sens le plus large - devra, si elle veut contribuer au rassemblement, renoncer à apporter ses bréviaires démodés et rechercher comment les défis du 21ème siècle interpellent sa doctrine et contraignent a la moderniser. Une VIème République plutôt que des nostalgies de la IVème. Une école du 21ème siècle plutôt que la loi Falloux. Des villes modernes plutôt que des revendications d'H.L.M. Une solidarité active pour un temps de vie plus long plutôt que des crispations sur les acquis de 1946. Une Europe fédérale plutôt que le Marché Commun. La liste serait longue des sujets sur lesquels le siècle s’impatiente de voir la gauche hésiter à y entrer.

Après ce travail de fond, qui pourra ultérieurement déboucher sur un vrai programme innovant, il faudra bien faire le procès de la méthode impériale qui a selon des figures diverses, en 1995, en 2002 et en 2007. La défaite n'est pas une fatalité, elle est une certitude programmée si la gauche ne parvient pas a valoriser chacune des composantes en les évaluant à l'aune de leur efficacité et plus précisément (c’est l’intérêt des Radicaux) en fonction de la règle de l'utilité marginale.

On peut certes préférer perdre seul que gagner avec ses alliés. On peut préparer « d’autres victoires » par de nouvelles défaites. On peut préférer, pour mieux planter, une terre préalablement brûlée ou, pour mieux construire, se servir dans un tas de décombres. Nous avons vu les résultats de ces magnifiques stratégies.

Nous disons à nos partenaires, et en premier lieu à nos amis socialistes pour qui nous éprouvons l'affection générée par un siècle de luttes communes mais aussi la défiance qu'une trop pesante mitoyenneté fait peser sur toute propriété, que nulle victoire n'est possible si elle n'est précédée, même dans le champ symbolique du protocole relationnel, par l'affirmation de la considération mutuelle. Nous répétons à nos alliés qu'ils pourront compter sur les Radicaux s'ils apprennent à compter avec eux.

C'est maintenant qu'il faut donner des gages d'espoir. C'est très vite, c'est demain, qu'il faut préparer la victoire.

Si un nouvel équilibre dynamique est créé à l'intérieur d'une gauche ainsi modernisée, il sera possible de la structurer plus encore et de la fédérer vraiment tout en la maintenant ouverte a tous ceux que des réponses progressistes d'avenir intéressent plus que la rumination des querelles du passé.

« La Gauche », c'est ainsi que nous avions proposé de nommer, dès notre Congrès de Toulouse, le grand parti fédéral, populaire, laïque, européen que nous appelons de nos vœux et que les Français souhaitent pour être, mieux qu'un pendant, l'alternative crédible et espérée du bloc de droite.

Cette proposition est toujours d'actualité. Que « La Gauche » advienne rapidement et nous saurons bien, en son sein, désigner le meilleur ou la meilleure d'entre nous pour porter à la présidentielle les couleurs de la liberté, de la justice, de la fraternité, pour représenter après la victoire une France riche de sa diversité, dans une Europe forte de toutes les identités qui la composent.

Les historiens ont l'habitude de dater effectivement le 19ème siècle du Congrès de Vienne à l'attentat de Sarajevo, comme si le temps politique refusait d'obéir au calendrier. Notre 20ème siècle n'en finit pas de s'achever. C'est parce que « l'avenir vient de loin » que, forts de la plus grande tradition, nous ne craignons pas l'époque qui vient s'offrir à nous.

Les Radicaux n'ont aucune frayeur de boutiquiers. Ils n'ont aucun souci de leurs intérêts particuliers. Ils ne craignent pas de regarder leurs grands ancêtres en leur disant : « Voilà où nous sommes allés car nous y étions convoqués par le bien public ». Ils ne s'attarderont pas a des vétilles organiques alors que la France les attend. Ils savent que le 21ème siècle s'ouvrira enfin quand la gauche l'éclairera. Ils sont prêts et leur Congrès le montrera. Nous serons au rendez-vous de l'avenir. Il ne nous décevra pas. Comptons sur le radicalisme ; il est bel et bien là.

   On pourra prendre connaissance du discours de clôture du président Baylet en cliquant sur le lien suivant :

 http://www.planeteradicale.org/contenu/docs/61/Discours%2...

10.05.2008

Programme du Congrès National

Programme du Congrès

Les 16, 17 et 18 mai 2008

à Paris



Vendredi 16 mai


18h00 Comité Directeur statutaire
Maison de l’Amérique Latine
Salon Brasilia
217, Boulevard Saint Germain 75007 PARIS
(Métro : Rue du Bac ou Solferino
A l’issue du Comité directeur, un apéritif vous sera offert à l’Assemblée Nationale où nous nous rendrons à pied (5mn).


128, rue de l’Université 75007 Paris


19h00 Commission de vérification des pouvoirs et Commission
des résolutions, au siège du PRG

Soirée libre

Samedi 17 mai


8h30 Accueil des militants

9h30 Ouverture du Congrès par Jean-Bernard Bros, Président
de la fédération de Paris

9h45 Rapport d’activité du Président, présenté par Paul Dhaille, Secrétaire Général adjoint

10h15 Rapport financier présenté par Jean-Bernard Bros,
Trésorier

10h45 Débat de politique générale

12h30 Déjeuner sur place

14h00 Rapport de la commission de vérification des pouvoirs


14h15 Reprise du débat de politique générale

18h00 Rapport de la Commission de révision des statuts

19h30 Cocktail – apéritif sur place

Dîner et soirée libres


Dimanche 18 mai


9h00 Présentation du rapport de la commission des résolutions

9h30 Débat de politique générale

11h00 Intervention du ou des candidats

12h30 Vote des militants - Proclamation des résultats

13h30 Déjeuner buffet

Durant la semaine qui vient, le blog Sundgau Radical marquera une légère pause sauf commentaires concernant des événements importants. Merci de votre compréhension et à la semaine suivante.

07.05.2008

Rien ne se fera sans vous

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04.05.2008

Congrès du P.R.G. : Jean-Michel BAYLET, candidat à sa propre succession

Premiers échos presse pour la nouvelle présidence du PRG.

Le PRG se réunira en congrès les 16-17-18 mai 2008 à Paris.
A cette occasion ils éliront leur nouveau Président ; à ce jour le seul candidat déclaré est le sortant, Jean-Michel Baylet .
Sa candidature fait la quasi unanimité au sein du parti que ce soit chez les cadres ou chez les militants . Il a le soutien plein et entier de la plupart des radicaux de gauche du Haut-Rhin.

Les militants de certaines fédérations souhaitent que le nom du parti soit plus en rapport avec le positionnement POLITIQUE du PRG, parti qui se définit comme libéral de gauche. L'appellation Radical induit parfois en erreur ceux qui ne sont pas au fait de la chose politique et qui imaginent que le PRG est un parti d'extrême gauche ce qui est à l'opposé de la réalité.

Certains souhaitent qu'il y soit fait référence à la social démocratie (c'est le cas de certains militants Alsaciens), d'autres verraient bien un Parti Libéral de Gauche, d'autres encore un Parti de Centre- Gauche.... le débat est ouvert mais si le changement du nom du parti devait avoir lieu, il est certain que les militants seraient invités à faire leur choix lors d'un référendum interne.

L'indépendance à gauche du PRG, implique que son nom identifie bien son positionnement politique , d'autant que son partenaire historique (le PS) lorgne vers le Modem et qu'il est de moins enclin A RESPECTER LES ACCORDS NATIONAUX qu'il a signés (pour exemple, le cas de la 5ème circonscription du Bas-Rhin aux législatives de l'an dernier).

Lors des élections municipales et cantonales et législatives de cette année des pratiques établies de longue date ou des engagements n'ont pas été respectés par les fédérations du PS, il en découle une méfiance de la part des militants radicaux de gauche, méfiance qui est remontée jusqu'aux instances nationales et qui dénote le manque de fiabilité des socialistes envers leurs partenaires.
Monsieur Hollande n'a que rarement été capable de maîtriser les décisions de ses fédérations ce qui, pour un des grands partis nationaux et pour la gauche en général constitue un problème de taille.

Au dernier Comité Directeur National du 26 mars dernier, cela s'est traduit dans un texte reproduit sur un blog Radical de Gauche de la région parisienne, en ces termes:

1570433133.jpgM. Baylet a précisé que la ligne politique qu'il prônait restait "l'indépendance à gauche".
Concernant son initiative de rapprochement avec le Parti radical de Jean-Louis Borloo, associé à l'UMP, elle "n'a pas été abordée au comité directeur", a-t-il dit.
Cette initiative - qui s'était soldée par des échanges avec les radicaux "valoisiens" sur des thèmes comme l'Europe - a été "naturellement mise en sommeil pendant les élections" municipales et "nous allons voir lors du prochain bureau national ce qu'il convient de faire".
Le sujet "n'est pas enterré" mais il "ne fait pas l'unanimité chez nous", a-t-il dit.
La proposition de M. Baylet d'une certaine distanciation des radicaux de gauche vis-à-vis du Parti socialiste devrait être l'un des thèmes centraux du Congrès, selon des cadres du parti qui y sont plutôt favorables. M. Bros rappelle les "accrocs" durant les municipales où le PS avait maintenu par endroits ses candidats contre des PRG.
M. Baylet a condamné mercredi cette attitude du PS et estimé que compte tenu des "divergences", il n'était "pas opportun" de tenir de nouveaux sommets des cinq formations de l'ex-gauche plurielle.

Dans la Dépêche du Midi du 1er mai 2008 :
Congrès PRG: Jean-Michel Baylet candidat à sa propre succession
Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de gauche (PRG), a annoncé mercredi à l'AFP qu'il serait candidat à sa propre succession à la tête du parti, lors de son congrès prévu du 16 au 18 mai à Paris, et devrait être seul à briguer ce mandat.
Je suis candidat, je vais présenter une motion au Congrès", a déclaré le sénateur du Tarn-et-Garonne, qui dirige les radicaux de gauche depuis 1996.
Il va adresser, dans les prochains jours, une lettre aux militants pour préciser "les grandes lignes de (sa) candidature", a-t-il dit.
Le président du PRG a estimé que sa candidature semblait "assez consensuelle" et indiqué ne pas s'attendre à des motions et candidatures concurrentes.
Les débats du congrès --auquel seront soumises plusieurs contributions-- seront centrés autour de la stratégie et des alliances du parti.
M. Baylet a résumé la ligne politique qu'il entend défendre: "indépendance à gauche, rassemblement
de la gauche et discussion avec des hommes et des femmes différents".
Tout en restant l'allié du PS, notamment aux municipales, le PRG a, au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, entamé des discusions avec le Parti radical (allié de l'UMP), dirigé par Jean-Louis Borloo. "Nous sommes en discussion depuis un an pour des échanges thématiques", a souligné M. Baylet.
Le précédent congrès du PRG avait eu lieu à Lyon en décembre 2004.


Dans le quotidien LE FIGARO du 30/04/2008

PRG: Baylet candidat à sa succession
Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de gauche (PRG), a annoncé aujourd'hui qu'il serait candidat à sa propre succession à la tête du parti, lors de son congrès prévu du 16 au 18 mai à Paris, et devrait être seul à briguer ce mandat.

"Je suis candidat, je vais présenter une motion au Congrès", a déclaré le sénateur du Tarn-et-Garonne, qui dirige les radicaux de gauche depuis 1996. Il va adresser, dans les prochains jours, une lettre aux militants pour préciser "les grandes lignes de (sa) candidature", a-t-il dit.
Le président du PRG a estimé que sa candidature semblait "assez consensuelle" et indiqué ne pas s'attendre à des motions et candidatures concurrentes.

Source : AFP

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